Cosmétiques : attention à la date limite d’utilisation

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Savez-vous qu’un produit cosmétique ne peut être utilisé éternellement ? Qu’au-delà d’un certain temps il perd de son efficacité ? Que son utilisation peut vous exposer à d’éventuels effets secondaires ? Beaucoup de personnes l’ignorent encore mais, à l’instar des produits alimentaires, les produits cosmétiques ont, eux aussi, une date de péremption ou plutôt date limite d’utilisation. Alors, avant de filer jeter un coup d’œil du côté de vos étagères, voyons ce qu’il se cache derrière symboles et législation.

 

1 – Les règles à connaître

 

La Date de Durabilité Minimale ou DDM

La Date de Durabilité Minimale est la date jusqu’à laquelle un produit, sous réserve de bonnes conditions de stockage, conserve sa nature et fonction initiale. Si la Date de Durabilité Minimal est inférieure ou égale à 30 mois, elle doit obligatoirement être indiquée. Elle est introduite par la mention « A utiliser de préférence avant fin… » ou un symbole en forme de sablier, suivi de la date composée soit du mois et de l’année (MM/AAAA ou MM/AA), soit du jour, du mois et de l’année (JJ/MM/AA).

La Période Après Ouverture ou PAO

Si la Date de Durabilité Minimal est supérieure à 30 mois, seule la Péremption Après Ouverture est requise. Il s’agit de la durée optimale pendant laquelle le produit peut être utilisé à compter de la date de sa première ouverture. Elle est symbolisée par un pot de crème ouvert, dans ou à côté duquel figure le nombre de mois (M) ou d’années (A).

 

Attention toutefois, certains produits parapharmaceutiques comme les gélules et compléments alimentaires sont concernés par les mentions « A utiliser avant… » ou « Exp » (pour « expire ») indiquant la Date Limite de Consommation (DLC) ou date limite d’utilisation du produit, date qu’il faut impérativement respecter sous réserve de présenter des risques pour la santé.

 

2 – Les gestes à adopter

 

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Noter la date d’ouverture

Le problème avec la fameuse PAO c’est qu’on ne se souvient pas forcément depuis combien de temps est ouvert le tube de crème en question. Le mieux resterait de noter méticuleusement la date d’ouverture sur chacun de nos produits, donc de faire preuve d’une organisation exemplaire, ce qui est souvent loin d’être notre cas. Et puis, renoncer à l’esthétisme d’un joli récipient est un concept que nous ne trouvons franchement pas folichon.

Limiter les changements de température

Déjà mauvais élèves de la notation, à cette problématique vient s’ajouter celle des « conditions optimales de conservation ». Pour être plus précis : vous pouvez conserver votre produit aussi longtemps qu’indiqué sur son récipient ou emballage, si et seulement si, cela se fait au sec et à température modérée – non « ambiante » pour celles et ceux qui voudraient d’ores et déjà déroger à la règle. Coups de chaud ou de froid, vos produits n’aiment pas ça ! Gare donc aux variations de température.

Analyser l’aspect général

N’avez-vous d’ailleurs jamais été confrontées à cela mesdames : votre vernis à ongles qui vous fait la grimace après avoir passé un séjour avec vos bagages en soute ? Vous saurez dorénavant pourquoi. Pas de panique en revanche si votre mémoire vous fait défaut et que le souvenir du trajet de votre produit chouchou vous échappe, l’analyse de :

  • Sa couleur
  • Son odeur
  • Sa texture

Peuvent suffirent à établir un diagnostic.

Jeter en cas de doute

En cas de doute face à un produit que vous aviez, par exemple, précédemment mis en hibernation dans la fameuse et intemporelle trousse à pharmacie et dont l’existence vous avait jusqu’à présent échappé, jetez ! Cela vous évitera d’éventuelles enflures, rougeurs et autres éruptions cutanées.

Se fier au type de produit

Pour vous servir de repères, certains produits à base d’alcool comme les parfums et vernis se conservent généralement jusqu’à 3 ans. A contrario, les fonds de teint, crèmes et laits hydratants sont les plus susceptibles de périmer rapidement.

Optimiser la conservation

Pour conserver l’efficacité d’un produit dont vous ne vous servez qu’occasionnellement, gardez-lui une place dans votre réfrigérateur.

An-ti-ci-per

On ne le répètera jamais assez « mieux vaut prévenir que guérir ». Alors, pour éviter d’avoir à se poser chaque fois ces questions, pensez tout simplement à jeter les produits que vous êtes certaines de ne pas réutiliser avant leur date limite d’utilisation. Exemple : la crème solaire dont vous vous êtes badigeonnées le corps tout l’été. Oui, nous aussi on aimerait pouvoir se dire qu’on repart dans un mois !

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